raconte cassandre

Une jeune beauté, visage pâle,  seins rebondis pointant hors de son corsage, belle tournure, se promenait dans les allées d’un château vendômois par une belle matinée,

Elle profitait de la douceur du temps, le rose aux joues, elle respirait  l’air printanier en rêvant ; comme toute jeune fille de bonne famille, de rencontrer un jeune prince.

A sa rencontre vinrent deux gentilshommes qui la saluèrent bien bas

- Que faites-vous ici, seule, belle Cassandre dit l’un, en  la complimentant sur son teint

  Il lui tendit une rose,   la  comparant  à cette fleur, tige souple, robe carminée, senteur fruitée

Elle est à peine éclose, dit-il,  mais  mériterait de s’épanouir au soleil de mes caresses.  

Je vous promets de la dé fleurer le plus doucement possible, je suis votre serviteur pour toute la nuitée

- le second,  ne voulant pas être  le dernier,   sorti son luth qu’il avait caché sous son pourpoint et lui déclama un madrigal à sa façon

Je suis votre prisonnier

Et  de votre rose, tel un jardinier

Avec amour et adresse

En ferai ma maitresse

Mais, tous gentilshommes qu’ils étaient, et voyant la perplexité de la belle, partagée entre eux deux,  ils pensèrent résoudre ce problème de façon chevaleresque.A allons, Monsieur, prenez votre épée et jouons a qui perd gagne,  qui de nous gagnera la belle, qui,  coite,  les toisait à tour de rôle et leur dit

Ne vous donnez pas en spectacle, s’il vous plait, j’ai horreur du sang,  inutile de vous battre. En pesant le pour et le contre, j’ai décidé de vous prendre tous les deux. Un pour le jour, et l’autre pour la nuit

Ainsi fut fait et la paix régna dans les jardins du château

 

Asuivre....