Les Elucubrations de Dame Chou

09 mars 2018

raconte Magali

+Raconte Magali en provence de nos jours

Par une belle matinée de juin, un petit mistralou  rasant la garrigue, où poussaient romarins,  genets,  cistes et lavandes, les cheveux au vent, Magali , accompagnée de ses chèvres ,sautait de rocher en rocher au gré de sa fantaisie, bon pied bon œil elle surveillait le jeune bouc qui coursait ses chèvres.

 le printemps se faisait sentir même chez son vieux Noiraud qui  contait fleurette à la Pépette de la voisine, le nez fouineur et la queue droite battant l’air au rythme de ses rencontres.

Au creux de la colline, une source jaillissait, toute en sueur, elle s’y précipita et ôtât sa blouse qui l’encombrait.

  Nue, elle était splendide, une taille de guêpe, des seins à faire damner tous les autres, même ceux du paradis,  c’est pas peu dire

Elle plongeât la tête la première dans ce rau et en ressortie fraiche comme une anguiela et prête à sauter le premier bistouquet  venu, mais à cette époque de l’année ; nul touriste,  nul  chasseur d’images, nul  archéologue à la recherche de ruines, elle se revêtit donc , sans espoir de faire partager ses envies

Pourtant, dans la vallée, là où la lavande  les oliviers  et la vigne faisaient vivre  les gens du cru, habitait Marius, gars  un peu timide qui lorgnait depuis belle lurette sur la belle  Magali,  et ce jour-là, il monta le raidillon pour, soi-disant, acheter le fromage de chèvre qu’elle produisait elle même, le meilleur de la région parait- il, fait avec amour, disait-elle.

Quelle aubaine, se réjouit-elle, un invité.

Elle lui offrit un petit verre de rosé, tenu au frais dans le puits, racontât son quotidien, un peu monotone, l’histoire du bouc qui montait  ses chèvres très souvent, du mistral qui parfois lui tournait la tête, du soleil qui échauffait ses sens, de son corps qui ,faute d’amour se desséchait

Pauvre Marius, lui si timide, comprenait bien la demande de sa belle, mais n’osait pas faire le premier pas.

Elle l’entraina vers le coin où elle préparait ses délicieux fromages,  et priant St-Roch de lui pardonner, lui expliqua la marche à suivre.

Je ne suis pas une cabrette, mais une femme, tu dois déjà me dire des mots doux, me faire des amignaqrdi, enflammer mon ambricot et encore baiser et  rebaiser partout, partout, ce qu’il fit illico, heureux d’avoir trouvé un prof à sa mesure, la théorie n’était pas pour lui, mais la pratique…Si.

D’un bond, elle sauta sur la table de préparation des fromages, et sans aucune précaution, se laissa enfourchée.

Après maintes reprises, vaincus l’un et l’autre, les coucourdons  bien vides et le bagnoulet bien plein, elle s’exclame.

Maintenant tu comprends pourquoi mes fromages sentent l’amour et le plaisir de la dégustation, ils sont faits ici, sur cette table….

 

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08 mars 2018

Raconte Emilienne (la belle époque)

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Raconte Emilienne

Emilienne, grande et belle femme, capeline et voilette à la mode, se pressait à grands pas vers ce lieu de perdition, qu’est une garçonnière

Elle avait rencontré un bellâtre au cours d’un diner entre amis. Beau brun, chemise impeccable, veste cintrée chaussures vernies, bref le parfait gentleman, croyait-elle.

Au début du repas il avait pris place à ses cotés, lui faisant mille compliments sur sa beauté et son intelligence,  parfois son pied rencontrait le sien, elle laissait faire, il lui plaisait bien, son mari, pauvre homme n’y voyait que du feu

Avant de prendre congé, il lui glissa un billet dans son sac, rendez vous demain, 15 heures, 15 rue de Montpensier,  deuxième étage, je vous attendrai. Après quelques hésitations, c’était la première fois qu’elle se permettait une incartade de cette nature, elle accepta

Elle monte, un peu essoufflée d’avoir couru, n’ayant pas voulu prendre le fiacre par peur du quand dira- t on.

Il l’attend en tenue d’intérieur, une carafe et deux verres sont posés sur le guéridon

 Ne voulant pas passer pour une femme légère, elle minaude un peu, mais finalement, trouve très amusant ce jeu du  chat et de la souris

Elle commence par ôter son chapeau et sa voilette, ses gants suivent le même chemin Il attend qu’elle lui demande de délacer son corsage, permission accordée, et en  jouant toujours, elle soulève son jupon et lui demande de retirer ses jarretières,  une jambe apparait, puis l’autre, le corsage s’envole et ses deux seins rebondissent hors du corset, ouf,  que c’est bon..

Monsieur pendant ce temps là, très discrètement, se met à nu et tente de l’entrainer vers le lit,  sans perdre de temps surtout. Son temps est compté, il doit retourner à son bureau, le 5 à sept, c’est suffisant.  Pourvu qu’elle ne demande pas à le voir quotidiennement,  et surtout, qu’elle ne pense pas à quitter son mari, pauvre homme qui ne se doute de rien,  mais….

 Des pas, un coup de sonnette, Ciel Mon mari, !!! pas si naïf le bonhomme, il avait assisté aux représentations des pièces de  Georges Feydeau et, en interrogeant la soubrette (qu’il rejoignait dans sa chambrette en l’absence de sa femme), il avait compris la traitrise  d’Émilienne  

Les libertés qu’il s’octroyait devaient rester uniquement masculines, sa femme devait juste être là pour lui.

Elle s’esquiva vite fait par la porte de service, les bottes à la main et son chapeau de travers, son mari n’ayant pas pu entrer chez l’amant qui avait l’habitude de cet état de chose  il savait se montrer silencieux et  garder porte fermée,

 Elle rentra chez elle en faisant un détour chez une amie, alibi oblige, surtout déçue de ne pas avoir pu aller au bout de cette aventure

 

La prochaine fois se dit elle, je coucherai avec le cocher, à domicile

 Comment expliquer que l’homme peut, mais pas sa femme

 

 

 

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07 mars 2018

Raconte Rose

Raconte Rose.  A Paris  au siècle dernier

Elle s’appelle Rose, comme sa mère qui était arpette chez Patou, elle habitait dans une chambrette sous les toits, en bas dans la rue, elle entendait les cris du vitrier, du rémouleur et l’orgue de Barbarie accompagnant le chanteur des rues qui poussait la ritournelle d’Aristide brillant

 Je cherche fortune

À l’auberge du chat noir

Au clair de la lune

A Montmartre le soir

 Quelques sous jetés par les locataires étaient sa seule fortune

Mais la rue était vivante

 Elle se faisait appeler Vénus, elle était modèle auprès de plusieurs peintres qui fréquentaient la Coupole à Montparnasse

Elle était belle, bien en chair, la poitrine avantageuse, une taille fine, des fesses rebondies avec une petite fossette en bas des reins, un sexe bien fendu avec une toison fournie, d’un beau brun qu’elle prenait soin de parfumer le matin à  l’eau de lavande

Elle était très demandée dans le milieu  cosmopolite des rapins qui n’avaient pas toujours l’argent pour la rémunérer, mais bonne fille, elle faisait crédit, se contentant d’être belle et appréciée par tous

Elle ne couchait jamais avec ses peintres, elle était fidèle à Jules qui l’attendait patiemment chez elle, il faisait des petits boulots par-ci par-là, se contentant du travail de Vénus, faut dire qu’il était un peu paresseux cet homme, sauf au lit, et pour Rose, c’était le principal

La seule chose qui la taquinait, c’était certains portraits d’elle, elle si belle, ne se voyait pas comme cela. Tantôt maigre comme un sac d’os, le nez à l’envers, les bras derrières le dos, rousse, un œil en  place du nombril ou la fesse anormalement développée. Quand ce n’était pas carrément son corps en triangle ou en lignes enchevêtrées, mais comme elle fréquentait un monde hors du commun , parfois dopé par l’absinthe, l’opium, l’alcool ou révolté par tout ce qui est la vie bourgeoise, elle  ne s’en  offusquait pas,  la seule chose qui comptait c’était Jules  qu’ elle retrouvait le soir, pour lui, elle se déshabillait lentement, lui abandonnait son corps, lui procurait maints plaisirs, lui seul avait le droit d’embrasser son centre du monde, de remettre son œil à sa place, de caresser son visage avec ses pleins et ses déliés, de tordre sa chevelure pour l’ébouriffer ensuite, de baiser ses deux oreilles si jolies, son cou si fier, ses seins si pleins, son ventre qui ne réclamait que d’être maternel, et là, elle était Femme.

 

Souriant en pensant à son avenir, elle se disait, je suis là et, tant que des regards inconnus à ce jour m’admireront. Acrochée aux cimaises des musées  dans les expositions,  dans les salons,  tableaux peints par des artistes, inconnus ce jour mais reconnus plus tard, et LA….

je serais éternelle

.

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06 mars 2018

Raconte BILITIS

+Raconte ..  Bilitis   (16)

 Elle attend, sans impatience, son maitre qui est parti en croisades, il préfère chasser les Sarazins que de combler son épouse,  pauvre dame qui se morfond dans sa tour, seule avec ses chambrières toutes dévouées à sa personne.

De l’amour elle ne connait que l’entre-deux-guerres, sans être brutal, mais sans douceur,  le plaisir féminin n’étant pas sa priorité   

Après un bain fait d’herbes aromatiques, sa servante  lui propose de se reposer et de s ‘allonger sur le sofa. Toute alanguie et rêvant à un improbable amour, les jeunes pages étant interdits d’accès à la tour, elle écoute Billitis, sa chambrière préférée

.Douce maitresse, ne te languis pas, voies, moi je suis vierge de tout homme, et cela ne m’empêche pas de connaitre le plaisir

Les femmes sont plus habiles à aimer que certains hommes qui sont plus ou moins égoïstes

Aujourd’hui, je vais t’aimer, nous aimer, à ma façon

Je prends ta chevelure à pleine main et d’une main experte  la caresse, je descends mes lèvres jusqu’aux tiennes, je prends ta main et la pose sur mes seins

Retire ce voile qui cache ta beauté, offre à ma vue ce paradis enchanté qui cache ta rose, fleur épanouie et vierge de toutes caresses féminines, les plus douces

Ce n’est qu’un jeu, à l’abri des regards des  hommes, mais qui est  beaucoup plus subtil, car fait de tendresse pure et réciproque

L’homme est parfois violent et paresseux en amour,  ils sont parfois laids et fiers de l’être, les femmes sont toutes belles, douces et aimantes

Dans mes bras, tu connaitras le plaisir partagé, car mes caresses demanderont les tiennes, et te feront oublier la  rudesse sans joie de l’étreinte masculine

Maitresse,  aimons-nous, en attendant le retour du guerrier

Après maintes démonstrations de ce que doit être l’amour lesbien, elle redouta l’arrivée de son maitre,

Il  la trouva totalement épanouie et lui demande son secret

Je connais maintenant les endroits secrets que tu n’as pas découverts toi-même, Bilitis, ma chambrière est experte dans cet art, ne cherche pas a y avoir accès directement, elle refuserait, craignant les hommes, mais, moi, maintenant,  je sais, et si tu tiens à moi,  accepte que je te donne quelques conseils…

Ainsi fut fait, et il apprit,  à  son orgueil défendant, qu’un homme ne sait pas tout sur les femmes

à suivre...

 

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05 mars 2018

Raconte Cassandez (16eme siecle)

raconte cassandre

Une jeune beauté, visage pâle,  seins rebondis pointant hors de son corsage, belle tournure, se promenait dans les allées d’un château vendômois par une belle matinée,

Elle profitait de la douceur du temps, le rose aux joues, elle respirait  l’air printanier en rêvant ; comme toute jeune fille de bonne famille, de rencontrer un jeune prince.

A sa rencontre vinrent deux gentilshommes qui la saluèrent bien bas

- Que faites-vous ici, seule, belle Cassandre dit l’un, en  la complimentant sur son teint

  Il lui tendit une rose,   la  comparant  à cette fleur, tige souple, robe carminée, senteur fruitée

Elle est à peine éclose, dit-il,  mais  mériterait de s’épanouir au soleil de mes caresses.  

Je vous promets de la dé fleurer le plus doucement possible, je suis votre serviteur pour toute la nuitée

- le second,  ne voulant pas être  le dernier,   sorti son luth qu’il avait caché sous son pourpoint et lui déclama un madrigal à sa façon

Je suis votre prisonnier

Et  de votre rose, tel un jardinier

Avec amour et adresse

En ferai ma maitresse

Mais, tous gentilshommes qu’ils étaient, et voyant la perplexité de la belle, partagée entre eux deux,  ils pensèrent résoudre ce problème de façon chevaleresque.A allons, Monsieur, prenez votre épée et jouons a qui perd gagne,  qui de nous gagnera la belle, qui,  coite,  les toisait à tour de rôle et leur dit

Ne vous donnez pas en spectacle, s’il vous plait, j’ai horreur du sang,  inutile de vous battre. En pesant le pour et le contre, j’ai décidé de vous prendre tous les deux. Un pour le jour, et l’autre pour la nuit

Ainsi fut fait et la paix régna dans les jardins du château

 

Asuivre....

 

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19 février 2018

A la Sainte Baume

A la sainte Baume, (Provence)  la coutume était de disposer trois pierres allongées en triangle, symbole du sexe féminin avec au centre une pierre oblongue, symbole du sexe masculin, d’où le nom de castelet, (mouloun de joio), ce qui m’a inspiré ceci :

Une belle fille,  longeant le chemin

Recherchait un endroit pour déposer

Ses pierres qu’elle tenait à la main

Pour  trouver l’endroit où les poser

-

Elle espérait comme le veut la tradition

En déposant ses trois cailloux

 Qu’un gars comprenant l’allusion

Mettrait en place son joujou

-

 Le lendemain, quelle déception

 Au centre de ses trois cailloux

En place de la pierre d’acceptation

Elle trouva,…… un vieux clou

-Comme quoi ne jamais se fier a ce que vous disent les anciens

 

 

-

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26 janvier 2018

la cheviere en provence

+vLà-haut dans les collines de Provence, une chevrière gardait ses chèvres,  avec pour seule compagnie son chien Noiraud

La nature était belle,  des odeurs partout, de la lavande, de la farigoule, des cistes et du romarin, c’était la fin du printemps, presque l’été,  l’air était enivrant et faisait tourner les têtes des filles.

Les chèvres ne réclamaient rien, le  bouc, et quel bouc, !  leur suffisaient

Elle rêvait d’une compagnie, un berger ou un passant, du moment qu’il puisse satisfaire cette galinette, mais la route est longue et pleine d’embûches

Le soleil tapait  dur,  soudain, un frais murmure lui titilla les oreilles, un ruisseau, une onde pure, voila de quoi rafraîchir ses ardeurs.  Elle se déshabilla, promptement,  personne en vue, elle releva ses longs cheveux et s’avança doucement dans l’eau.

Un frais courant passa entre ses jambes et  lui chatouilla son sexe, légèrement surchauffé.    Dieu que c’est bon.  Cette légère caresse fraîche appelait d’autres plaisirs.

Elle est belle,  ses seins de jeune fille  dressés,  fiers , son ventre ferme, ses jambes cambrées, sa jolie toison de brune ,  juste ce qu’il faut,  là ou il faut,  qui doit sentir la lavande,  sa croupe rebondie avec ce beau tombé de rein des filles vagabondes et ses fesses,  douces narguant le soleil qui les avait  légèrement dorées, comme tout le reste de son corps.

Soudain,  une ombre se projeta,  un beau cavalier,  fier sur sa monture,  la regardait.
Que faites vous par ici brave estranger,  dans ce coin perdu où seules mes bêtes et moi-même osent s’aventurer,  Il y a bien parfois  quelques  amoureux qui viennent s’amuser  dans les genets  et se faire quelques gourmandises, ou quelques gus qui vagabondent à la recherche d’herbes   de Provence ou de cabanons désertés.

 En sortant de l’eau   elle s’aperçu qu’elle était nue et  fut toute contrite.   Mon dieu je suis toute dépenaillée,  j’ai le visage en feu,   mais a voir mon bouc en goguette et mes chèvres toutes émoustillées,  je me faisais des idées.   Allons dans ma grange ou nous pourrons nous désaltérer, une cruche de rosé est toujours à la disposition des  voyageurs égarés

Dans la vallée,  Marius  le fan de luno, qui convoitait la belle  depuis longtemps,  mais n’avait jamais osé,     monta le chemin de pierre,  accompagné de son fidèle et déluré Pataud,   il était un peu fada,  il n’osait pas approcher, il pensait que comme pour Pataud, il suffisait de sauter sur la belle et  de faire ce que la nature a fait de mieux  

A l’affût, ….mais Trun de l’Er, que vit-il ?

Ce foutu vacancier avait allongé  sa girelle et la baisait tranquillement,  debout entre ses jambes il embrassait son abricot et  son petit chichourlo  chose inimaginable pour lui, et elle,  au vu de   son flaberjo, elle l’a emboucaner… jusqu'à qu’l l devienne entorcho…,  il l’empala dans le bourgnounet,     Quelle histoire… Pataud ne fait pas tout ce cinéma !...

Pauvre Marius, quand elle découvrit le voyeur, elle l’envoya chez ses chèvres,  en priant que le bouc ne l’encorna  pas.

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20 décembre 2017

Ma creçhe de Noel en Provence

+ Aujourd’hui, j’ai organisé ma crèche provençale

Le berceau de paille est vide, l’enfant n’étant pas né  juste en chemin

Assise sur une botte de foin, la future mère se lamente,  qu’ai-je fait au bon dieu pour me retrouver enceinte, moi qui suis vierge,   sainte de corps et d’esprit

Il parait que c’est un intrus qui m’a fait ça, à l’insu de mon plein gré

A ses côtés,  son époux qui se demande bien comment il a pu faire cela sans s’en rendre compte,  serait-il somnambule,

Se présente par ordre :

 ou pastre avec son bâton taillé dans le bois le plus dur, à ces cotés, le bélier qui regarde en coin l’époux et qui rigole bêlement, y a pas que moi qui porte des cornes pense il

Quelques moutons, et moutonnes se frottent les uns contre les autres, toison a toison,  pour se réchauffer, je pense

L’amoulaire qui aiguise ses couteaux afin de mieux piquer à vif les pauvres brebis innocentes

Lou ravi et les ravidos  ,  la culotte pleine et l’esprit vide

Aussi l’ange Boufareu  qui souffle le chaud et le froid dans sa trompette,

Lou mounié et son ai qui recule quand il faut avancer et est têtu comme une bourrique,

Lou boulengié avec ses petits pains ronds, et qui cherche partout sa pomponnette qui miaule à la lune  pour renouveler son quotidien avec pompon un peu trop vieux

La bugadiero  qui lave le linge sale des autres, et qui aime ça

La fileuse et la tisseuse qui taillent des croupières sur le dos de certains

Lou pescaire  qui fait escale le temps d’une nuit, juste pour admirer le petit jésus

Lou ramounaire, visage noir et queue blanche, contrairement au  lou mounié  qui s’endort au soleil  et rougit au fur et a mesure des rayons de maitre soleil durant les beaux jours en attendant que le blé se change en farine tout seul

L’Arleso  qui raconte des histoires à dormir debout

Des  musicaires ,  joueuses et joueurs  de pipeau,  qui ne racontent que des bêtises et qui farandolent gaiment pour nous embrouiller

Un pistachié, plus paresseux que nature, sauf au lit..

Et en dernier lieu, lou  ai et le lou biou

 qui sans eux deux la religion catholique n’existerait pas, le petit jésus  n’aurait pas survécu au froid,  quel dommage pour Noel

v

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25 novembre 2017

Magali l'aventureuse

 chronique provencale n°7 

  Par une belle matinée de juin, un petit mistralou  rasant   la garrigue, où poussaient romarins,  genets,  cistes et lavandes, les cheveux au vent, Magali accompagnée de ses chèvres sautait de rocher en rocher au gré  de sa fantaisie, bon pied bon œil elle surveillait le jeune bouc qui coursait ses chèvres.,

 le printemps se faisait sentir même chez son vieux Noiraud qui contait fleurette a la Pépette de la voisine, le nez fouineur et la queue droite battant l’air au rythme de ses rencontres

Au creux de la colline, une source jaillissait, toute en sueur, elle s’y précipita et

ôtât sa blouse qui l’encombrait.

  Nue elle était splendide, une taille de guêpe, des seins à faire damner tous les autres, même ceux du paradis,  ce n’est pas peu dire

Elle plongeât la tête la première dans ce rau et en ressorti fraiche comme une anguiela et prête à sauter le premier bistouquet  venu, mais à cette époque de l’année ; nul touriste,  nul  chasseur d’images, nul  archéologue à la recherche de ruines, elle se revêtit donc, sans espoir de faire partager ses envies

Pourtant, dans la vallée, là où la lavande les oliviers et la vigne faisaient vivre le gens du cru, habitait Marius, gars  un peu timide qui lorgnait depuis belle lurette sur la belle  Magali,  et ce jour-là, il monta le raidillon pour soi-disant acheter le fromage de chèvre qu’elle produisait elle même, le meilleur de la région parait il, fait avec amour, disait-elle.

Quelle aubaine, se réjouit-elle,  un invité.

Elle lui offrit un petit verre de rosé, tenu au frais dans le puits, racontât son quotidien, un peu monotone, l’histoire du bouc qui montait  ses chèvres très souvent, du mistral qui parfois lui tournait la tête, du soleil qui échauffait ses sens, de son corps qui faute d’amour se desséchait

pauvre Marius, lui, si timide, comprenait bien la demande de sa belle, mais n’osait pas faire le premier pas.

Elle l’entrainât vers le coin où elle préparait ses délicieux fromages,  et priant St-Roch de lui pardonner, lui expliqua la marche a suivre,

Je ne suis pas une cabrette, mais une femme, tu dois déjà me dire des mots doux, me faire des amignaqrdi, enflammer mon ambricot et encore baiser et  rebaiser partout, partout, ce qu’il fit illico, heureux d’avoir trouvé un prof a sa mesure, la théorie n’était pas pour lui, mais la pratique, si.

D’un bond, elle sauta sur la table de préparation des fromages, et sans aucune précaution se laissa enfourcher rapidement, mais judicieusement

Après maintes reprises, vaincus l’un et l’autre, les coucourdons  bien vides et le bagnoulet bien plein, elle s’exclame

maintenant tu comprends pourquoi mes fromages sentent l’amour et le plaisir de la dégustation, ils sont faits ici, sur cette table….

 

 

 

 

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09 octobre 2017

le journel de Magali

Chronique provençale   N°6

Magali, digne fille de Provence,  mais de l’époque actuelle, pas celle de sa grand-mère, buguadière par nécessité, où le linge des nantis se lavait à la source ; elle était moderne, elle avait un portable, un P.C avec tout et tout pour découvrir le monde et les meurs des autres, sans bouger de chez elle.

Elle ne courait plus les collines à la recherche des brebis perdues, mais parfois, elle aimait les parcourir à la recherche de l’homme perdu.

 Se perdre dans les lavandes, quitte à se retrouver la tête à l’envers, s’envoler au grès du mistral qui fait vanéga l’évori et fait perdre la notion du présent

Certes elle n’était plus vierge, le Marius l’avait initieé à certains plaisirs sur la table de préparation des fromages de ses chèvres préparés par ses soins sur l’établi, bon souvenir….. C’était il a y quelques années

après Marius, il y eu quelques passages de vacanciers, sans grand  intérêt juste le plaisir d’un moment.  Pas vraiment négligeable, simplement le regret de qu’il ne soit pas ….l’Homme de sa vie.

 Pourtant elle n’est pas une coucourde,

À force de chercher, va-t-elle trouver ?

                       Par une belle journée d’été où un doux zéphyr faisait bouffer les jupons, une arapède, collant pas possible, attablé au petit bistrot du port,  lui proposa de venir avec lui pour lui faire visiter le château voisin.   Pensant lui rendre service, tout en remarquant son regard concupiscent sur son décolleté, qu’elle avait plantureux,  elle accepta volontiers, un estranger ne peut qu’être affable,  ils grimpèrent le long du chemin, elle devant, lui derrière. Au bout de quelques mètres, l’affabilité se changea vite en gestes équivoques, à coup de petites tapes sur les fesses, il la  poussait pour  aller plus vite, pourquoi, le paysage était splendide, pour qui se prenait il, pour  un ânier poussant son âne tout en n’étant pas cul cousu, elle trouva qu’il ne manquait  pas de culot et  quand il lui proposa , arrivés à l’étape de souffler le candello  elle l’envoya se faire vider les coucourdons en  allant évacuer le trop plein de  l’eau des  ses

olives dans la pissotière au bout de la ruelle….. non mais, Magali n’est pas  une fille de plaisirs aux ordres d’un quelconque estivant

Elle consomme local                                                               Donc fini la visite et retour dans sa bergerie

Là l’attendait son vieux copain Marius toujours accompagné de son chien fidèle qui pistait toujours les femelles en mal de mâle

Hello Magali, quoi de nouveau, l’homme de ta vie, tu l’as trouvé ?

Penses-tu, que des branleurs  qui ne pensent qu’à leur bistouquet, moi je ne recherche qu’un  tendre  amoureux, gentil, plein de délicatesse,  prenant soin de mon cœur et de mon corps,  , l’oiseau rare dit ma mère

De mon temps me dit-elle, les filles étaient plus prudes et ne se mariaient qu’après de longues fiançailles, même si, parfois, en cachette, on allait  s’anèn mescla dans les romarins… mais chut, faut pas le dire, les commères ont la langue bien pendue

Mais maman, on n’est pas au siècle dernier, les filles et les gars, sont libres de s’aimer, seulement voilà, s’aimer juste pour quelques jours, c’est possible,  mais pour au moins  plusieurs années,  je ne trouve pas….

Pauvre Magali

Ayant fait le tour de  ces anciens amis, ,  elle décida de poster sur un site de rencontre

Se présentèrent  plusieurs prétendants,  tous bien sous tout rapport, doux câlins, beaux, intelligents jeunes et bien fait, enfin sur leur profil, dont un parisien  sous  le pseudo d’ Ange, tout un programme… alléché probablement  par la situation géographique de la belle Magali, la Provence… il insista pour la connaitre lui faisant miroiter une vie de rêve

 La mer, les plages, le soleil, le farniente, le travail facile surtout fait par les autres

Ne voila il pas qu’elle s’emmouracha de cet Ange,  qui avec ses belles paroles de pistachier , lui mis la tête a l’envers, pire que le mistral.

 Après quelques jours plaisants, il l’informa que sur les plages,  on embauchait  des masseuses en tout bien tout honneur…. Contre une petite    gratification non déclarée au fisc, juste un petit pourcentage pour lui,  on va se faire   des couilles….. En or tous les deux.

Pauvre Magali, la voilà arpentant les plages de la côte, logée dans le camping voisin, nourrie quand la recette était bonne,  et habillée, ou plutôt déshabillée avec soin, juste un petit string et des décalcomanies sur le corps représentant le menu…. A la demande

Éreintée, meurtrie par les demandes invraisemblables de consommateurs qui sous prétexte de payer se croyaient tout permis, elle alla consulter le maitre nageur,  un homme honnête, sauveteur des corps perdus au large, mais qui sur la plage donnait les premiers secours aux âmes perdues,  costaud comme il est il la prit sous son aile

Ce charmeur de maitre nageur, bel homme, longues jambes bien musclées, ventre plat et musclé, poulido besti et biroulet actif.  Il s’y connaissait en  femmes et savait les consoler, un peu pistachier sur les bords, il n’était pas de la région pour rien, il baratinait un peu mais si gentiment qu’elle  tombât en amour, , mais les amours marins sont faites de sable et d’eau, et en attendant les grandes marées, elle s’allongea sur le sable et dit oui.

 Après la saison, la plage se vida et le beau maitre nageur repartit sous d’autres cieux.

 Elle continue à parcourir les sentiers  durant la saison hivernale espérant que le souvenir le ramènerait vers elle, peut être l’année prochaine,  elle est triste naturellement, mais que de souvenirs…

 Retournée dans ses collines  elle retrouva son vieil ami Marius qui lui glissa dans le creux de l’oreille … moi je suis là,   l’amitié est  plus forte que l’amour éphémère.

Elle va réfléchir Magali……..

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